11 jours pour disparaitre

marie sault
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Comme vous le savez, Instants lyonnais – le blog trouve ses origines dans mon recueil de nouvelles éponyme. La nouvelle est un genre littéraire que j’affectionne tant au niveau de l’écriture qu’au niveau de la lecture (l’un de mes articles présente d’ailleurs trois recueils que j’aime beaucoup). Aujourd’hui, je vous propose de découvrir une jeune auteure grenobloise, Marie Rault, qui vient de publier Onze jours pour disparaitre.

Bonjour Marie, tu es demi-finaliste du Prix Zadig de la nouvelle policière attribuée par les Éditions Ex Ex Æquo : ton texte s’appelle Onze jours pour disparaitre. Peux-tu te présenter à mes lecteurs ?

Je m’appelle Marie, j’ai 28 ans. Après une première carrière comme Spa Manager en hôtellerie de luxe, j’ai tout arrêté pour me tourner vers l’écriture. J’écris désormais à plein temps depuis près de trois années maintenant.

Dans ta nouvelle, sans trop la spoiler, tu racontes l’histoire d’un webmaster chez Tinder qui va s’improviser inspecteur. Tombé sous le charme d’une des inscrites, Clara, qui a de nombreux contacts sur ce site de rencontres, il cherche à comprendre ce qui peut la séduire chez tous ces hommes avec qui elle échange. Un peu par hasard, des hommes en contact avec elle disparaissent. Comment t’est venue l’idée de cette nouvelle ?

J’ai commencé à penser à Onze jours pour disparaitre quand le groupe des Incells s’est tristement fait connaitre. À ce moment-là, je me suis mise à penser que, si un des deux sexes avait des raisons d’en vouloir à l’autre, c’était sans doute nous, les femmes ! Par ailleurs, comme je suis célibataire, mes amis m’ont conseillé de m’inscrire sur un site de rencontres dont je trouve le fonctionnement plus proche de la séduction telle que le masculin l’envisage. J’ai alors imaginé cette histoire dans laquelle l’outil de séduction des hommes les mène à leur perte.

Ce qui est m’a d’ailleurs plu dans cette nouvelle, c’est son message : le rapport de séduction homme-femme sur Internet, voire dans la vie réelle. Penses-tu que la littérature peut avoir un rôle pour faire évoluer les mentalités ?

Complètement ! Pour moi, la littérature a deux rôles principaux : la réparation du réel (j’écris souvent pour imaginer une fin meilleure que ce que la vie peut proposer) et l’éducation. Personne ne veut de leçon de morale venant de quelqu’un. En revanche une histoire, en montrant un angle différent, peut porter davantage de fruits.

Pour terminer, as-tu d’autres projets d’écriture ?

Plusieurs ! Mon premier roman Une prodigieuse histoire d’amour court les maisons d’édition, il pose la question suivante « Jusqu’où aime-t-on les gens qu’on aime ? ». Par ailleurs, je travaille sur une nouvelle épistolaire intitulée Le soleil tombe sur Téhéran qui trouve sa place durant la prise d’otage de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979.

Merci à Marie Rault. Vous pouvez la suivre sur son blog Les copines d’abord.

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