Ces Lyonnaises célèbres

Oyé ! Oyé ! C’est le 8 mars ! Les femmes sont (enfin) à l’honneur ! Et si nous profitions de cette actualité pour partir à la découverte des Lyonnaises célèbres ? Oui, à Lyon, il n’y a pas eu que de grands hommes (Antoine de Saint-Exupéry, les frères Lumières…).

Sainte-Blandine, la martyre

Remontons le temps… Lyon, pente de la Croix-Rousse, 2 août 177. Ce sont les premiers temps du christianisme : l’Empire romain lutte contre cette nouvelle religion. Jeune esclave, Blandine fait partie de la communauté chrétienne de Lugdunum autour du premier évêque de la cité, Pothin. Les 48 membres de la communauté sont arrêtés en 177, car ils refusent de participer au culte impérial. Après avoir survécu à la détention et aux tortures, Blandine est livrée, dans l’enceinte de l’amphithéâtre des Trois Gaules, aux faunes qui se détournent d’elle. Flagellée et livrée dans un filet aux cornes d’un taureau, elle survit encore. Son bourreau est obligé de l’égorger.

Aujourd’hui, rue Lucien Sportisse dans le 1er arrondissement, une plaque commémore cet événement de l’histoire lyonnaise. De plus, au milieu de l’arène, un poteau symbolise aussi le martyre de Blandine.

Louise Labé, la poétesse

À mi-chemin entre Paris et l’Italie, Lyon connait à la Renaissance un bouillonnement intellectuel. Appelée la « Belle Cordière », Louise Labé est l’une des grandes femmes de lettres du XVIe siècle. Fille d’un riche cordier lyonnais, elle reçoit une bonne éducation. Dès son plus jeune âge, elle apprend le latin, les langues modernes, l’équitation, l’escrime, la musique… Sulfureuse, Louise Labé brave les interdits religieux et s’habille en homme pour participer à des tournois.

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.Louise Labé

Dans ses poèmes, Louise Labé exprime l’amour, la violence de la passion. Renversant le code amoureux traditionnel dans lequel la femme est l’objet du désir, elle ose exprimer son propre désir. Un peu féministe, en 1555 dans Dédicace à Mademoiselle Clémence de Bourges, Lyonnaise, elle demande que les femmes ne soient pas « dédaignées pour compagnes tant ès affaires domestiques que publiques, de ceux qui gouvernent et se font obéir ».

Juliette Récamier, la mondaine

Née à Lyon en 1777, Juliette Récamier est l’une des grandes figures féminines de l’époque napoléonienne. En 1785, elle se marie avec Jacques Récamier, riche banquier lyonnais installé à Paris. Célèbre pour sa beauté et son intelligence, Juliette Récamier mène une vie mondaine dans leur hôtel particulier parisien où elle fait tourner la tête des hommes. Amatrice d’art, Juliette a été aussi la muse de plusieurs artistes comme David.

Et ce n’est pas tout…

D’autres Lyonnaises méritent aussi d’être citées :

  • Claudine Thévenet fonde en 1818 la congrégation de Jésus-Marie pour l’éducation des enfants abandonnées ;
  • Eugénie Brazier est la première femme à recevoir 3 étoiles au Guide Michelin en 1933 ;
  • Lucie Aubrac, résistante et professeur, s’installe à Lyon en 1941 ;
  • Philomène Magnin est la première femme à siéger au conseil municipal de Lyon en 1945 : elle occupera ce poste jusqu’en 1977 !

Pour mieux connaitre Lyon

1944 : destruction des ponts de Lyon

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