Une amicale correspondance

En couverture, un défilé militaire et une enveloppe datée de 1932 pour Martin Schulse vivant à Munich. Un titre, Inconnu à cette adresse. Voici le livre que je tiens dans mes mains et que m’a prêté une amie. Pas très épais, je me lance dans sa lecture hier soir.

Dix-neuf lettres composent cet ouvrage entre Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain. Ces deux amis tiennent une galerie de tableaux en Californie. En 1932, le premier retourne s’installer en Allemagne et le second poursuit leur activité. Malgré la distance, leur amitié reste forte et ils s’écrivent régulièrement.

Kressmann Taylor publie cette correspondance fictive en 1938 dans Story Magazine aux États-Unis. Un an avant le début de la seconde guerre mondiale, elle raconte la montée de l’antisémitisme en Allemagne et l’attitude d’un Allemand face aux événements.

Impossible d’en écrire davantage sur l’histoire sans risquer de dévoiler le dénouement. Saisissante, cette correspondance ne peut être lue que d’une traite pour percevoir la tragédie qui se déroule sous vos yeux mêlant montée du nazisme et destinée individuelle.

Inconnu à cette adresse

Pour en savoir plus sur cette période

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